En un an et demi, la socialiste Estelle Mercier s’est façonné une petite réputation dans le groupe. C’est elle qui a présenté et défendu une motion de censure des socialistes contre François Bayrou le 1er juillet. C’est elle, aujourd’hui, qui œuvre jour et nuit sur les débats budgétaires avec son collègue Philippe Brun.
Estelle Mercier a même failli avoir une taxe à son nom. Sentant que les débats sur la taxe Zucman tournaient au vinaigre, elle avait déposé une taxe alternative, que les Insoumis qualifiaient négativement de « Zucman light ». Sans plus de succès au moment de le voter.
Elle fait partie des députés qui ont découvert l’Assemblée nationale après la dissolution et dix-sept ans de mandats locaux. Le PS, grâce au front républicain et à l’accord du Nouveau Front populaire (NFP), a vu son groupe multiplié par plus de deux. « Beaucoup d’élus locaux sont arrivés », dit-elle. De quoi en modifier sa dynamique, instaurer un « mélange » conduisant « sans doute à trouver plus de compromis », dit-elle.