Au Palais-Bourbon, on se prépare déjà à ce que le Sénat modifie drastiquement le texte budgétaire, mais sans s’en inquiéter non plus. « Les sénateurs ont un rôle à jouer, ils vont aussi faire progresser la copie. Mais notre rôle sera de rétablir les mesures qui nous semblent justes», prédit Estelle Mercier, cheffe de file socialiste sur le projet de loi de finances pour 2026. La députée de Meurthe-et-Moselle espère bien qu’en cas de désaccords entre les deux Chambres, l’exécutif donnera bien le dernier mot à l’Assemblée nationale. « A la fin, le gouvernement devra rendre des comptes à la représentation nationale. Le pouvoir de la censure, c’est nous qui l’avons, pas les sénateurs », prévient l’élue. Un point de la Constitution loin d’être un détail dans le bicamérisme à la française.